pléonasmes à éviter

Ces pléonasmes à éviter qu’on utilise tous

« Allumer la lumière », « descendre en bas », « but ultime »…
Ces pléonasmes à éviter, tu les entends partout. Tu les utilises peut-être sans t’en rendre compte.
Et c’est normal : les pléonasmes sont partout dans notre langue.

Certains font sourire. D’autres alourdissent le style sans qu’on s’en aperçoive.
Alors aujourd’hui, petit point sur ces expressions qu’on emploie à tort… et parfois à raison.

Qu’est-ce qu’un pléonasme ?

Un pléonasme, c’est quand deux mots expriment la même chose dans une phrase, de façon redondante.

Exemple : « Monter en haut ». Le verbe « monter » implique déjà la direction.

Le pléonasme peut être une maladresse… ou un effet de style. Tout dépend de l’intention.

5 pléonasmes à éviter (comment les remplacer)

1. Le petit détail / le moindre détail

Un détail est, par définition, une information secondaire, accessoire, donc petite.
Lui ajouter un adjectif comme « petit » ou « moindre » est donc redondant.
Mieux vaut écrire simplement « un détail » ou, si besoin, préciser sa nature : « un détail important », « un détail marquant »…

2. Allumer la lumière

Formulation très courante, mais pléonastique : on « allume » toujours quelque chose qui produit de la lumière.
On pourra préférer : « allumer » tout court, ou « allumer la lampe », « allumer l’interrupteur » selon le contexte.

3. Monter en haut / descendre en bas

Ces deux expressions sont redondantes : « monter » implique déjà la direction vers le haut, tout comme « descendre » implique celle vers le bas.
Il suffit donc de dire « monter », « descendre », ou de préciser le lieu : « monter à l’étage », « descendre à la cave ».

4. But ultime

Un « but » désigne déjà une finalité. L’ajout de l’adjectif « ultime » vient donc redoubler le sens.
Selon le style souhaité, on pourra opter pour « objectif final » ou simplement « le but ».

5. Prévoir à l’avance

Le verbe « prévoir » contient déjà l’idée d’anticipation. L’ajout de « à l’avance » est donc superflu.
Il suffit de dire : « nous avons prévu un plan B » ou « nous avons anticipé ce risque ».

Peut-on utiliser un pléonasme volontairement ?

Oui, absolument. Comme toute règle en écriture, on peut la transgresser… si c’est un choix.

Un pléonasme peut servir à :

  • insister sur une idée (« un froid glacial », « un silence total ») ;

  • donner du rythme à une phrase ou à un dialogue ;

  • reproduire fidèlement la manière de parler d’un personnage.

L’essentiel est de savoir pourquoi on le fait.


En résumé

Les pléonasmes ne sont pas des fautes graves.
Mais les repérer, les comprendre et les maîtriser vous aidera à affiner votre style.

Et si vous doutez sur une tournure ou une formulation, ma relecture professionnelle est là pour vous aider à affiner chaque phrase.

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